Les Fermes de Figeac
Une filière locale et dynamique

Actionnaire à 100% de la scierie Lafargue 

Située dans le Lot, la coopérative “Les Fermes de Figeac” a pour objectif de dynamiser le territoire et de valoriser les savoirs-faire par la coopération des acteurs du milieu rurale. Actionnaire à 100% de la scierie Lafargue, la coopérative a racheté la structure en 2008 en décidant de moderniser les équipements. La scierie Lafargue est couplée à une activité de négoce sous l’enseigne BigMat.

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La scierie a démarré son activité en 1950, en parallèle d’une activité d’exploitation forestière. L’entreprise produisait surtout des traverses pour les chemins de fer, mais aussi des poutres. En 1974, la scierie investit dans du matériel et démarre une activité de négoce. En 2007, l’entreprise a abandonné la gestion forestière, trop lourde en charge salariale et en matériel. En 2008, la scierie est rachetée par les Fermes de Figeac. La coopérative investit dans une nouvelle scie en 2013.

Le bois est certifié PEFC et CE. Les essences travaillées sont le peuplier, le douglas, le mélèze, le sapin, le chêne, le châtaignier, le frêne, le noyer et l’orme.

Pour être tenu au courant des actualités des Fermes de Figeac, rendez-vous sur leur site internet :

https://www.fermesdefigeac.coop/nos-filiales/lafargue-sas/

Gestion forestière

La scierie achète ses grumes à deux coopératives : Alliance Forêt Bois et UniSylva, tous deux certifiés PEFC. Le bois provient d’un rayon de 80 km autour de la scierie.

“L’origine du bois la plus lointaine, c’était à Mendes mais on reste sur le même massif forestier. Après c’est sûr que j’évite parce que ça m’augmente mon coût de transport.” Lucie Almagro, responsable commerciale 

Jacques Foucher travaille depuis 40 ans au sein d’Alliance. Il était présent aux débuts de la coopérative, alors qu’elle ne comptait que 3 salariés. Plusieurs fusions ont été réalisées afin d’être compétitive sur le marché international.

La commercialisation vers des petites scieries locales représente 5 à 10% des volumes de bois du gestionnaire, une volonté de Jacques Foucher à travailler avec une grande diversité de clients et de ne jamais laisser tomber les acteurs locaux.  

Le Lot dispose d’une diversité d’essences de qualité moyenne, permettant un large panel de débouchés pour le bois.

La filière n’est pas assez conséquente pour écouler tout le bois en local. La plupart des grumes sont exportées ailleurs en France ou à l’international. 

Sciage

Les Fermes de Figeac ont investi dans une nouvelle scie en 2014, une condition nécessaire pour assurer un service de qualité et espérer tendre vers une meilleure rentabilité de l’activité de sciage.  

En plus du scieur de tête, la scierie a embauché un alternant en contrat d’apprentissage. Une richesse pour l’entreprise tant il est difficile de recruter dans ce domaine.

La nouvelle installation reste exigeante en travaux manuels difficiles. De nouveaux investissements sont prévus pour diminuer la pénibilité du travail.  

Parqueterie et charpente

Pour augmenter la valeur ajoutée apportée par la scierie, l’entreprise Lafargue propose une grande diversité de produits : débits sur liste pour les charpentiers, parquets, traverses, volige. Les sous produits sont également valorisés, avec la vente d’écorce et de plaquettes.

Delfaud et fils est une entreprise de charpente créée en 1948. Elle compte aujourd’hui 4 employés permanent et 2 ponctuels. L’intégralité du bois utilisé provient de la scierie Lafargue pour des raisons de “qualité, flexibilité et de prix”

La proximité avec la scierie apporte de la flexibilité dans la conception des produits pour les clients. Le bois local est aussi moins cher que celui des pays du Nord, tout en possédant les mêmes certifications (CE et PEFC). Il existe une forte demande en parquet et volige de peuplier. La scierie peut encore s’agrandir.

La demande auprès des charpentiers est très importante avec l’arrivée d’une nouvelle clientèle à fort pouvoir d’achat.

La parqueterie ne parvient pas à recruter un nouveau salarié, ce qui limite sa croissance.  

Les clients sont devenus des consommateurs exigeant mais peu attentifs à l’origine du bois. 

Assurer le lien entre les acteurs

“L’activité a explosé. Depuis 2015, on a doublé le chiffre d’affaire : c’est le fait d’aller voir les gens, d’en parler. Le marché était déjà là.”

En 2015, la scierie Lafargue a embauché une responsable commerciale, Lucie Almagro, grâce à des subventions qui ont payé son salaire pendant un an. Son rôle est de démarcher des clients et d’assurer le lien avec les fournisseurs. 

“Je vais sur la route, je ramène des affaires.”

La responsable commerciale entretient un contact régulier avec les fournisseurs et les clients. Elle veille à la clarté des documents administratifs et au développement économique de l’entreprise.

L’arrivée de Lucie Almagro a permis de doubler le chiffre d’affaire de la scierie grâce à son travail de démarchage. Par ailleurs, elle essaie de tisser des liens avec l’ensemble des acteurs de la filière pour rendre les échanges plus humains, de meilleur qualité et sécuriser l’approvisionnement et les débouchés. 

“C’est sûr que c’est en fonction du commercial, si ça passe bien, on reste.” Arnaud Delfaud

“Tout le monde se regarde du coin de l’œil, il n’y a pas cette culture de partage.” 

Le relationnel avec les autres scieries est quasi inexistant. Bien que Lucie Almagro ait essayé de collaborer avec eux, les scieurs se considèrent comme des concurrents. 

Organisation

La filière est entièrement locale, grâce à des relations commerciales à petite échelle.

  • De nouveaux investissements à la scierie/parqueterie pour réduire la pénibilité du travail
  • Recruter un salarié pour développer la parqueterie

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